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Gazette littéraire

Analyse-Livres & Auteurs-Culture

La conception romaine du jardin (Cicéron)

Le jardin dans la civilisation romaine se conçoit autour de la notion de Hortus Gardinus, jardin clos. C'est dans ce cadre que Cicéron se  console du décès de sa fille.

 

 

la conception romaine du jardin  Cicéron
Villa à Pompéi

Repères : thème du jardin : présentation

Hortus gardinus

Au cours d’un précédent article, nous avons pris l’exemple d’un fameux jardin grec, celui des Hespérides, voyons aujourd’hui le jardin romain. L’étymologie du jardin provient du concept hortus gardinus. Il s’agit littéralement d’un « jardin entouré d’une clôture » dont le second élément est issu de gartou, gardo, clôture fermée. 

 

Le jardin est pragmatiquement composé de l’hortus, la terre nourricière, le potager qui comble tous les besoins de la famille. Il comprend aussi un jardin d’agrément dans lequel on installe des autels pour les cultes de dieux dont l’époque est saturée.

 

Le chagrin de Cicéron

Il vous est proposé de lire une courte lettre d’un grand écrivain romain, Cicéron*. Avocat, homme politique et philosophe, la place de la nature peut apparaître comme anecdotique dans sa vie, mais il n’en est rien. Il suit le développement de ses différents domaines qui le ruinent et dont il a confié la gestion à des jardiniers. Le jardin est le lieu d’excellence pour oublier ses soucis politiques, son exil et pour lui permettre d’exercer la philosophie en se promenant.

 

Le grand homme aime aussi les jardins où il trouve du réconfort, et ce depuis le décès de sa fille qui l’a rendu inconsolable. Il cherche un lieu dédié à la mémoire de cette dernière et pour cela, il n’épargne ni ses forces ni son talent. Il l’écrit à Atticus, son plus cher ami : 

***

 « Oui, il y a ici un lieu charmant au milieu de la mer, en vue des côtes d'Antium et de Circéi. Mais je veux prévoir les changements de maîtres qui auront lieu dans la suite des ans et des siècles, et garantir le monument par une consécration, au moins pour le emps qu'il lui sera donné de subsister. Pour moi, la privation du revenu n'est rien. Je sais me contenter de peu. Quelquefois je pense à des jardins au-delà du Tibre. Je ne connais pas d'endroit plus fréquenté, et c'est ce qui m'en plaît davantage. Mais quels jardins? Nous en verrons ensemble. Il faut seulement que le temple soit fini cet été. (…) »

 

Cicéron, Lettre à Atticus, XII. 19

http://remacle.org/bloodwolf/orateurs/atticus12.htm

 

*Source : https://www.persee.fr/doc/bude_0004-5527_1955_num_1_3_3700

 

repère à suivre : le jardin monastique

 

 

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