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Gazette littéraire

La crise économique de la Grèce de 2008

Retour sur la crise de 2008

 

Repères : carnet de voyage : Tour de Grèce

Austérité grecque

Dans l’article précédent, nous avons abordé la relation entre le politique et l’économique dans la cité grecque. Voyons, si vous le voulez bien, la situation économique de la Grèce d’aujourd’hui et notamment la question de la crise qui la frappe de plein fouet depuis 2008.

Pour expliquer les raisons de cette crise sur le plan économique et social, il vous est proposé une rétrospective sur le naufrage de la Grèce en sept points* :

  1. crise en 2007 : incapacité des ménages américains à rembourser leurs prêts immobiliers entraînant des saisies et laissant les établissements financiers prêteurs avec des créances douteuses.
  2. septembre 2008 : crise bancaire : les bilans des établissements financiers contiennent des crédits immobiliers insolvables issus de produits financiers sophistiqués vendus dans le monde entier. Chute de Lehman Brothers entraînant la panique générale ; les banques cessent d’accorder du crédit : l’économie mondiale est au bord de l’asphyxie.
  3. 2008 à la fin de l’année 2009 : les Etats s’endettent hors de proportion pour sauver les banques et relancer l’économie. La crise de la finance privée se convertit en gonflement de la dette publique (déjà élevée au cours des vingt dernières années) et en crise sociale. Dans les pays occidentaux, le chômage grimpe en flèche.
  4. 2009 : l’opération de sauvetage des organismes bancaires a entraîné la remontée des Bourses. Le faible taux d’intérêts conduit les établissements financiers à reporter leurs avoirs sur le marché de la dette publique qui enfle de manière spéculative. Attaque des pays tels que la Grèce dont la réputation est entamée après la révélation du maquillage de ses déficits.
  5. Printemps 2010 : refus de toute nouvelle aide à la Grèce qui doit emprunter pour payer la dette et réduire ses déficits pour emprunter. Recherches de solutions drastiques telles que tailler dans les dépenses publiques pour réduire les déficits ; abaisser les salaires, les prestations sociales et « réformer » les retraites pour réduire les dépenses publiques. Autant de mesures qui appauvrissent les ménages, obscurcissent les perspectives économiques et incitent les agences de notation à dégrader les titres de la dette souveraine…
  6. Accord du 2 mai 2010 :  intervention du FMI et mise sous tutelle de la Grèce le montant des prêts initialement prévus (110 milliards d'euros de prêt sur 3 ans) sous conditions. Le modèle économique rhénan est appliqué à la Grèce qui consiste à comprimer les salaires pour dilater les exportations. La Grèce pourra emprunter à des taux moins élevés que ceux du marché (mais infiniment plus que ceux, pratiquement nuls en faveur d’établissements privés en 2008 et 2009). Elle devra en contrepartie réduire de 5, voire de 6 points, un déficit budgétaire estimé à 14 % du produit intérieur brut. La crise de la dette souveraine gagne la péninsule ibérique et les rumeurs d’éclatement de la zone euro se propagent.
  7. Février 2012 : nouveau plan de sauvetage de 130 milliards d’euros et effacement de la dette par les créanciers privés de la Grèce.

 

Devant l’ampleur de la crise, d’aucuns ont excipé de la sortie de la Grèce de l’euro. Il vous sera proposé dans l’article suivant d’envisager ce scénario au travers d’un feuilleton publié en son temps par la Gazette Littéraire….

 

*Sources :

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-04-30-Crise-financiere

http://www.arte.tv/fr/grece-chronologie-de-la-crise/3070230,CmC=6885436.html

 

 

Repères à suivre : le scénario de la sortie de l’euro par la Gazette Littéraire

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lizagrèce 19/08/2014 12:04

Il y aurait beaucoup à dire sur cette "crise". Ce qui est certain c'est que les plans d'austérité successifs n'ont pas servi à grand chose. Quant au plan de sauvetage il n'a de salvateur que le nom.
Par contre ce qui est le pire pour le peuple Grec c'est non seulement l'image déplorable qui a été donné du pays, le fait que tous les acquis sociaux ont été annihilés. Le travail au noir se développe car le chômage est loin d'être indemnisé comme en France. Il y a 27 % de chômeurs et 25 % de ces personnes travaillent. La moitié de la population n'a plus de droits à la sécurité sociale.
Par contre je ne suis pas d'accord pour conforter l'idée que les Grecs développent des idées xénophobes. Certes, un parti nazi a eu 17 députés au Parlement (système électoral à la proportionnelle - imaginons la même choses en France. Ce parti nazi fait l'objet d'enquêtes judiciaires et la moitié des députés de ce parti sont à présent emprisonnés et l'autre moitié fait l'objet de poursuites. Vu l'abstention atteignant 60 % ce parti représentant 9 % des votants cela ramène à environ 2 % les personnes épousant les idées nazies, et encore, dans ces 2 % il y a des personnes qui ont voté par réaction.